Marques

  • Didier Ben Loulou

    Lauréat de la Villa Médicis hors les murs, il a obtenu une bourse du Fiacre (Ministère de la culture).

    Les œuvres de Didier Ben Loulou sont régulièrement exposées en Europe et aux États-Unis.

    Elles sont également présentes dans de nombreuses collections privées et publiques : Fonds national d’Art contemporain (Paris), Victoria & Albert Museum (Londres), Museum of Fine Arts (Houston), Maison Européenne de la Photographie (Paris), Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (Paris), Museum of Modern Art (Tel Aviv), Microsoft Art collection, Seattle, USA, etc.

     En 2007, un fonds a été ouvert à l’Imec où se trouve désormais l’ensemble de ses archives. En 2012-2013, il est en résidence à Marseille au garage photographie où il entame un travail sur la notion de Sud. L'ouvrage Marseille (Arnaud Bizalion Editeur, 2014) est son septième livre publié après Sincérité du Visage (Ed. Filigranes, 2004), Jaffa, la passe (Ed. Filigranes, 2006), Jérusalem (Ed. Panama, 2009), Mémoire des lettres (Ed. de la Table Ronde, 2013), Athènes ( Ed. de la Table Ronde, 2014) Il mène depuis plusieurs années un nouveau projet sur la notion d’ailleurs, de réenchantement, où moins soucieux de situer certaines de ses images, de les identifier à une ville ou à un pays, il se laisse porter par le vagabondage, voyage autour des pays du sud et de la Méditerranée. 

  • Emmanuel Breteau

    Emmanuel Breteau, photographe du monde rural alpin

     

    20 ans de photographie et de vie en Trièves.

     

    J’ai grandi à Corbeil-Essonnes en banlieue parisienne d’où je rêvais les Alpes. C’est en 1988 en franchissant le col du Fau que je découvre le Trièves. C’est le coup de foudre, je n’imaginais pas qu’un tel pays existait. Je m’installe à Roissard, chez Maurice qui loue une ancienne écurie. L’électricité et la plomberie sont « maison », le mobilier des années 60 et le poêle refoule. La baraque est sombre, humide et pas chère, j’ai vingt ans et mon rêve se réalise.

    A cette période, mon père photographe professionnel renouvelle son matériel et j’hérite de deux boitiers Nikon F qui accusent trente années de reportages, d’une cellule à main, de trois objectifs de 28, 55 et 105 mm et d’une poignée de pellicules NB périmées. C’est l’occasion d’installer le laboratoire photo qu’une amie m’a laissé en dépôt et un copain me montre les rudiments du développement et du tirage en noir et blanc.

    Curieux de ce nouveau monde, je pars à sa découverte, je photographie les paysages, les villages et l’architecture traditionnelle. Je retrouve les moulins et les scieries abandonnés, ils sont la trace d’une époque qui s’efface, mais leur mémoire reste encore palpable dans les discussions avec les personnes âgées. Je rencontre et je photographie les habitants, un peu surpris, intéressés et amusés que l’on se passionne pour leur quotidien. Ils me disent « Mais fallait venir faire des photos il y a 20 ans, les vrais, les anciens ils ont tous disparu maintenant ! ». Avec la photographie comme sésame, je m’immerge dans le quotidien des uns et des autres et je découvre le monde rural. Vingt trois ans après mes premières images, le Trièves a évolué avec : un monde agricole en mutation permanente ; l’arrivée de l’autoroute ; de nouvelles constructions et de nouveaux arrivants avec d’autres habitudes de vie.

     Mon regard de photographe et d’habitant a également évolué, alors avant de finaliser ce travail (et tranche de vie), j’ai voulu repartir à la rencontre des trièvois en 2015 et 2016. A travers la photographie, mais aussi en recueillant leurs témoignages afin que chacun parle de son expérience, de sa relation à ce pays et de son évolution sur ces dernières années.

    La photographie fixe l’instant et nous expose au temps qui file. Sa mémoire nous pointe les changements : les enfants rejoignent vite le monde des adultes ; les jeunes relaient les anciens ; certains quittent le pays par choix ou par obligation, et des nouveaux arrivants s’installent. A travers ce livre j’ai voulu apporter mon regard sur ce pays que j’ai adopté depuis près de 30 ans et remercier ses habitants pour leur accueil, les échanges et l’amitié !

    Emmanuel Breteau, septembre 2016

     

    Emmanuel Breteau

    s'inscrit dans la lignée des photographes humanistes français tels que Robert Doisneau, Izis, Willy Ronis, Jeanine Niepce, Jean Dieuzaide et la photographe U.S. Jane Evelyne Atwood.

     

    Biblio

    Roches de mémoire, 5000 ans d’art rupestre dans les Alpes.

    230 photographies NB.

    Avec les textes des archéologues : Françoise Ballet, Philippe Curdy, Philippe Hameau, Pierre Machu, Raffaella Poggiani, Odile Romain, Geoffroy de Saulieu et Dario Seglie. Ainsi que Guillaume Lebaudy, ethnologue.

    Editions Errance / 240 pages / 2010.


    Roches confidentes. Dessins et témoignages gravés de la Vallée des Merveilles du moyen âge à nos jours.

    Texte de Nathalie Magnardi. 65 photos noir et blanc, 120p, Images en Manœuvres éditions. 2005.

     

    Une année à Roissard. Ed commune de Roissard, Photos NB, 96 p., 2004.

    Lou Pastre. Les chemins de la transhumance. 100 photographies noir et blanc. Textes de Pierre Magnan et de Jean-Claude Duclos. 120 p. Ed. Equinoxe.  2001. (épuisé)

     

    Illustration de l’ouvrage “Je suis né charbonnier dans le Vercors”. Ph. Hanus

     

    Ed. Parc Naturel Régional du Vercors, 208 p., 2000.

     

    Les îles de Robinson (Chili) avec Philippe Danton et Michel Baffray, Editions Nathan, 144 p. couleur et noir et blanc, octobre 1999 (épuisé)

     

    Magazines et revues

     

    L’Alpe. Œuvriers des cimes d’arbres. Automne 2013 Port Folio p28-35 (photo de la double page d’introduction)

     

    Alpes Loisirs. Quand les montagnes abritaient les dieux. Port Folio et texte de P. Machu. Printemps 2011, p58-65.

     

    Géo. Des îles au trésor pour les botanistes. Hors série Fleurs et jardins du monde, p32-41. 2002

      

    Terre sauvage. Expédition sur l’île de Robinson Crusoé. Couverture et article p62-71. Juin 2000

     

    Travaux photographiques, publications et expositions

     

    Collaborations régulières avec le Musée de l’Ancien Evêché et le Musée Dauphinois à Grenoble, les Conservations du Patrimoine de l’Isère et de Savoie, le Musée Muséum Départemental à Gap,

    le Centre Jean Giono à Manosque, les parcs Naturels Régionaux du Vercors, de Chartreuse et du massif des Bauges.

     

    Publications dans les revues : l’Alpe, Alpes loisirs, Alpes Magazine, Terre Sauvage et Géo.