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La grande route par tous les temps, Frédéric Lecloux

18,00 €

Frédéric Lecloux, sonnets et photographies

Récemment, cherchant à identifier ce que je prends quand je dis que je prends une photographie, ces mots sont venus : une photographie, une de ces images qui existent en moi, sans que je sache ni où ni sous quels traits, jusqu’au moment où me fait signe une vibration dans le réel – et scintille la découpe à y opérer pour que l’image prenne chair et s’apparie avec sa trace intérieure, latente encore une seconde plus tôt.
Dans les années 1990 je photographiais en sonnets. Je ne l’ai pas su de suite. J’ai longtemps cru que je les écrivais. Que je les avais écrits. Mais non. Je les ai reconnus, vibrant dans le réel, réclamant d’être appariés avec leur trace intérieure, et j’ai obtempéré, rien de plus. Je les ai recueillis, découpés dans le paysage au long des routes et des rails, des Monts Célestes à l’Ardenne, d’Ostende à Katmandou, de Bruxelles à la vallée de la Hunza. C’était il y a vingt-cinq ans, trente en comptant large – une paroi de temps. Quelques-uns l’ont traversée. Des images (des photographies ?), nées plus tard vers le lieu d’écriture de chaque sonnet, voudraient ouvrir des portes vers le dehors de ce qu’ils sont.

Frédéric Lecloux, janvier 2017

Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 :

J’aimerais tant, j’ai peur que ne pas, j’aimerais tant qu’il y ait une continuité.
Que tout ceci ne soit qu’un seul geste, une seule répétition, tendue d’un seul fil…
Parfois j’ai l’impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou…
Ce fut l’apprentissage des arbres et des rivières, et d’une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait-ce juste la perte de cela ?
Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ?   F. L., janvier 2017
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La grande route par tous les temps

Genre : photographie Collection Notes
150 x 155 – 132 pages, 30 sonnets, 31 photographies

Clil : 3691 – Photographie / 3694 – Monographies - EAN : 9782369801191 - ISBN : 978-236980-119-1 - ISSN : 2425-6277

Juillet 2017 – 18 € 

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Le tirage de tête est composé de 3 photographies x 5 exemplaires insérées, numérotées, signées de 1/5 à 5/5, l'ensemble sous jacquette. Tirage sur Canson Infinity - Extra Lisse - Blanc pur 310 g - par laboratoire Aza Marseille

Prix : 70 € (livre + tirage + frais d'envoi inclus)

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La grande route par tous les temps, Frédéric Lecloux

La grande route par tous les temps, Frédéric Lecloux

Frédéric Lecloux, sonnets et photographies

Récemment, cherchant à identifier ce que je prends quand je dis que je prends une photographie, ces mots sont venus : une photographie, une de ces images qui existent en moi, sans que je sache ni où ni sous quels traits, jusqu’au moment où me fait signe une vibration dans le réel – et scintille la découpe à y opérer pour que l’image prenne chair et s’apparie avec sa trace intérieure, latente encore une seconde plus tôt.
Dans les années 1990 je photographiais en sonnets. Je ne l’ai pas su de suite. J’ai longtemps cru que je les écrivais. Que je les avais écrits. Mais non. Je les ai reconnus, vibrant dans le réel, réclamant d’être appariés avec leur trace intérieure, et j’ai obtempéré, rien de plus. Je les ai recueillis, découpés dans le paysage au long des routes et des rails, des Monts Célestes à l’Ardenne, d’Ostende à Katmandou, de Bruxelles à la vallée de la Hunza. C’était il y a vingt-cinq ans, trente en comptant large – une paroi de temps. Quelques-uns l’ont traversée. Des images (des photographies ?), nées plus tard vers le lieu d’écriture de chaque sonnet, voudraient ouvrir des portes vers le dehors de ce qu’ils sont.

Frédéric Lecloux, janvier 2017

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